Steven Blaney, les journalistes sportifs déchus et la quéquette de Jeff Bezos

Salut la gang,

Encore une semaine remplie de rebondissements. J'ai joué au golf, j'ai acheté des caméras de surveillance pour ma maison et j'ai enlevé les mauvaises herbes dans ma cour. Je pense qu'on appelle ça une préretraite.

Je suis aussi allé voir le film Souterrain, de Sophie Dupuis, au cinéma. Un très beau film avec des hommes virils qui ont des émotions, mais pas trop non plus. Je donne cinq étoiles.

J'ai surtout vécu un grand moment de réjouissance en déménageant mes sites de serveur. C'est toujours une opération délicate peuplée de redirections, d'erreurs 500, de certificats SSL à renouveler, de serveurs DNS et de gossage SQL.

Je sais, ça fait rêver.

À part une bonne crème molle trempée dans la praline, rien ne me rend plus heureux que lorsque tout fonctionne à la fin. Je ne suis pas un pro de l'administration de serveurs, mais je pense que de nos jours, les gens qui travaillent dans les médias devraient avoir certaines bases en informatique. Soit pour créer leur propre empire médiatique égocentrique comme le mien, ou bien simplement pour comprendre un peu mieux ce qui se cache derrière les sites et applications que nous utilisons au quotidien.

Steven Blaney nous quitte

J'ai vécu quelques déceptions aussi. D'abord, lorsque j'ai appris que Steven Blaney n'allait pas se présenter aux prochaines élections. Le député Conservateur de Bellechasse–Les Etchemins–Lévis m'a toujours inspiré avec ses déclarations chocs. Ma préférée étant sans doute celle-ci, qui date de 2013:

On parle de Gangnam Style, y’aurait pas de Gangnam Style si ça n’avait pas été du sacrifice des Canadiens, des membres des Nations unies qui se sont alliés avec une résolution pour faire en sorte qu’on repousse le communisme.

Sans nos braves soldats, nous n'aurions jamais pu connaître Gangnam style. Imaginez le désastre.

Il est aussi arrivé à Steven Blaney de faire des déclarations plus douteuses, que je ne citerai pas ici. J'avais bien aimé aussi cette discussion qu'il avait eue en 2017 avec Jonathan Trudeau, où il disait s'inquiéter des effets des hormones dans le lait.

TRUDEAU: Est-ce qu’il est dangereux le lait que les Américains boivent?

BLANEY: Non, mais comme je disais l’autre jour, j’ai dit c’est juste que j’ai pas le goût que ma fille ressemble à une nageuse… vous avez peut-être pas connu les olympiques de 76, mais je peux vous dire que les nageuses allemandes là, y’étaient épeurantes. Bin moi j’ai pas le goût que ma fille a ressemble à une armoire à glace d’une nageuse est-allemande.

TRUDEAU: Vous pensez qu’en buvant le lait américain, les Américains vont ressembler à des nageuses allemandes surstéroïdées?

BLANEY: Bin en tout cas, vous irez voir sur Google les nageuses des olympiques.

C'est complètement loufoque comme commentaire, mais aussi un peu chien pour les nageuses qui ne fittent pas dans les standards de beauté (mettons).

En plus, Sam Hamad a abandonné l'idée de se présenter à la mairie de Québec. Moi qui m'ennuyais de lui. Il nous reste bien quelques clowns, mais je préfère les clowns inoffensifs que les clowns perfides.

Journalistes sportifs déchus

Il est beaucoup question de sport cette semaine. Ce sont les Jeux olympiques, oui, mais surtout, c'est la semaine du repêchage de la "ligne" nationale de hockey. Il y a le repêchage de la nouvelle équipe du Kraken et le repêchage amateur.

Que Canadien se soit rendu en finale de la Coupe Stanley fait qu'il y a peu de jours entre la fin du hockey, le repêchage et l'ouverture du marché des joueurs autonomes. Toujours le fun d'avoir du Canadien à se mettre sous la dent. J'ai déjà hâte au tournoi de golf de l'équipe.

Les journalistes sportifs continuent donc d'être actifs, même si certains ont pris toute une tangente avec la pandémie du fieffé virus.

Je pense à Marc Tougas, ancien journaliste sportif pour La Presse canadienne. Il s'est rapidement opposé aux mesures sanitaires. C'est son droit. J'ai toujours cru que c'était un débat sur notre tolérance à la mortalité. Si vous pensez qu'on devrait accepter que certaines personnes meurent pour continuer de vivre notre "liberté" sans contrainte, je ne suis pas d'accord, mais c'est votre opinion. C'est quand on camoufle ça derrière des théories du complot ou qu’on évoque les dictatures que ça devient douteux.

Bref, Marc Tougas a suivi un chemin plutôt sinueux en étant contre les masques et plusieurs autres mesures, mais aussi en se permettant de retweeter quelques personnages louches comme Mel Goyer et Samuel Grenier.

Tranquillement, j'ai vu ce gars qui parlait surtout de soccer, se radicaliser. Mais des fois, il continue de parler soccer, comme hier, lorsqu'il s'est obstiné avec Marc Cassivi un peu trop longtemps.

L'autre spécimen est Guy Bolduc, un ancien journaliste sportif de TVA. Lui, je l'aime un peu plus puisqu'il avait beaucoup apprécié mon billet idéologique sur l'incohérence des mesures sanitaires.

Dans son cas, il semble moins tourner autour des complotistes et plutôt autour des défenseurs de la liberté. Il a tellement été dégoûté par la gestion québécoise liberticide de la pandémie qu'il a décidé de déménager en Espagne... où l'on vient tout juste de rétablir un couvre-feu.

J'ai été fasciné par ces gens qui souffrent du confinement, mais qui, lorsqu'on leur propose un vaccin pour s'en sortir, continuent d'émettre des doutes.

Qui étaient contre le masque, mais lorsqu'on leur propose un passeport sanitaire en échange du droit de l'enlever, ils s'y opposent.

C'est soit qu'ils ont de forts principes en matière de liberté. soit qu'ils ont peur de perdre leurs parts sur le marché de la contestation. Je vous laisse choisir.

Les milliardaires de l’espace

Enfin, je suis allé hier à l'émission On dira ce qu'on voudra pour parler du voyage de Jeff Bezos dans "l'espace". J'aime beaucoup aller à cette émission. Ils m'imposent des sujets et ça me permet de sortir de mes chemins habituels.

Extrait:

Coup de théâtre, Bezos s’est fait avoir par un autre milliardaire, Richard Branson, qui y est allé la semaine passée avec sa propre fusée aussi.

Il aurait été coiffé à la ligne d’arrivée donc. Je le dis au conditionnel parce que la ligne d’arrivée de l’espace, c’est comme le coin pipi dans une piscine, c’est un peu diffus.

J'ai tenté d'y imposer l'expression "Petite navette, grosse quéquette".

D'ailleurs, bien aimé ce mémé que Nicolas Pham m'a envoyé...

À la semaine prochaine!

S’il vous reste du temps…